18 janvier 2009

Quand Ritondale chasse Gambetta

Toute ville possède son avenue principale. Une artère qui la distingue, l’identifie et que tout le monde associe à la cité. On connaît par cœur celles de Nice, Cannes, Marseille, Paris ou encore Toulon. A Hyères, c’est tout simplement l’ « Avenue Gambetta ». Quel conseil municipal irait débaptiser la Promenade des Anglais, la Croisette, la Canebière, les Champs Elysées ou le boulevard de Strasbourg ? Alors, bien entendu que Léopold Ritondale méritait un jour un hommage qui s’inscrive dans le temps et dans l’histoire d’Hyères. Mais Léon Gambetta ne méritait certainement pas de disparaître du paysage historique de cette manière, bien qu’à l’évocation de son nom peu sont ceux qui peuvent décrire le personnage. Un coup d’œil sur Internet ou dans une encyclopédie peut rapidement rafraîchir la mémoire ou apprendre ce que l’on ne savait pas.     

 

                                                  Léon Gambetta Léon Gambetta (1838 - 1882)

 

On pourrait alors discuter longtemps sur la comparaison des deux personnages, du poids historique de chacun et de leur « mérite » à se voir octroyer à titre posthume le nom d’une avenue, d’un boulevard ou d’une place. Il en ressortira in fine que tous les deux ont été des hommes politiques chevronnés, ont défendu la République, chacun à sa manière et à son époque, et ont laissés une trace indélébile, l’un dans l’histoire de France, l’autre dans l’histoire de notre commune. Certainement que l’un ne méritait d’être effacé par l’autre. La règle du « premier servi » peut sans doute être appliquée.

Le débat se pose par conséquent plus sur l’opportunité, voir sur l’utilité, de changer le nom d’une avenue qui est l’emblème de la cité, le portail par lequel tout le monde entre dans la ville, l’artère qui dessert toutes les autres voies, celle qui mène au centre ville, l’Avenue avec un grand « A » qui se distingue de toutes les autres et que l’on n’est pas obligé d’expliquer où elle se trouve.

 

             Av Gambetta carte postale 2  Av Gambetta carte postale 

 

A-t-on consulté les habitants et commerçants de cette avenue pour connaître leur opinion sur la question ? Ne méritait pas ce sujet une consultation publique sous forme de référendum ? Etait-ce si urgent de procéder à ce changement de nom, à peine un an après le décès de l’ancien maire ? N’y avait-il pas d’autres moyens de lui rendre hommage en octroyant son patronyme à des lieux qui n’étaient pas encore nommés, comme cela a été fait pour la médiathèque ? Ne doit-il pas y avoir un « délai d’analyse historique » avant de procéder à un hommage, surtout quand il s’agit d’une personnalité politique qui n’a pas vraiment fait l’unanimité dans la population et encore moins lors des élections ? Autant de questions que l’actuelle majorité ne s’est assurément pas posé, pressée par une excitation « naturelle » à vouloir rendre hommage à ce mentor qui l’a soutenue lors des dernières élections, même au-delà de sa propre mort.

 

Dans cette histoire il serait plus opportun de tenir compte de l’avis des vivants qui subissent, sans que l’on ai demandé leur avis, un hommage posthume, réalisé donc au profit d’une personne décédée qui, par définition, n’en a cure de savoir si son nom a été attribué à une rue, un bâtiment ou une place. Les déclarations de Léopold Ritondale de son vivant ainsi que celles de ses descendants ne font que confirmer qu’il n’a jamais été question de débaptiser l’avenue Gambetta.

De toute façon, gageons que tout le monde continuera à l’appeler ainsi encore longtemps, en marge des querelles politiques que cela va engendrer dans le futur. Et cela découle du bon sens, tout simplement.

 

Jan GABRIEL

19 mai 2008

Bis repetita...

Que ceux qui attendaient du changement après l'élection du nouveau maire se rassurent, il n'en est guère question. Ce que laissent deviner les premiers faits et gestes de la nouvelle équipe - "nouvelle" étant un bien grand mot vu le nombre d'adjoints de Ritondale reconduits - laisse à penser que la politique poursuivie depuis un quart de siècle va perdurer sur notre commune au moins encore 6 ans. Pourquoi d'ailleurs changer une formule qui permet de rester au pouvoir malgré la médiocrité des résultats obtenus. Doit-on en déduire que l'électeur hyérois est médiocre puisqu'il maintient en place une équipe sans grands résultats? Ou est-ce son opinion qui est altérée par des discours et des promesses qui ne n'existent que le jour où ils sont prononcés.

Ce n'est qu'un bis repetita de ce que la commune a subie pendant les années Ritondale.

Des exemples? Cacophonie totale au sujet du nouveau commissariat entre la mairie et le député. Boycott du Conseil d'Administration du Parc National de Port Cros, sous prétexte que l'ex-candidat Giran et président du Parc a déposé un recours contre le résultat des municipales, alors que justement la loi de réforme Giran sur les parcs nationaux, prévoit une plus grande participation et implication des élus locaux dans la gestion des parcs. On voit que le climat n'est pas à l'apaisement républicain, bien au contraire on poursuit les dernières volontés de l'ancien maire, tout en maintenant une ambiance déjà suffisamment délétère durant la campagne. Même les vainqueurs n'ont plus la modestie chevaleresque.

Il est à parier que les promesses faites dans la plaquette de Mr Politi et de sa liste auront particulièrement du mal à se concrétiser, non pas qu'elles soient irréalisables, c'est juste qu'au rythme habituel il faudra au moins 3 législatures pour en venir à bout.

Mais de toute façon, Hyères n'a pas besoin de réformes et d'aménagements supplémentaires. La circulation et le stationnement ne sont pas un fléau au centre ville. L'avenue Gambetta bloquée pour la foire aux plants, c'est normal et cela ne gêne personne. Les poubelles posées aux pieds des palmiers, c'est naturel. Les bouchons sur la presqu'île de Giens, on n'y peut rien. Et s'il n'y a plus de plages dignes de ce nom dans la baie de Hyères, ce n’est pas bien grave non plus, sans parler des restaurants de plage qui disparaissent les uns après les autres. Ne parlons pas non plus des parcs et jardins, des stades et air de loisirs supplémentaires dont une commune de plus de 55.000 habitants aurait naturellement besoin.

Bien entendu ont été réalisés sous Mr Ritondale des aménagements intéressants, sinon nécessaires, comme la voie Olbia, la médiathèque, le nouvel hôpital, le nouveau collège Jules Ferry, l'agrandissement de la piscine, la modernisation du vélodrome, ou encore le Forum du Casino (même s'il n'est pas idéalement placé). Mais quoi d'autre? Des aménagements essentiels ont été "oubliés" : le tri sélectif organisé et obligatoire; un plan de circulation et de stationnement en centre ville réfléchi et favorable au commerce de proximité; une planification de la construction de logements pour jeunes actifs à des prix abordables; une politique de l'emploi digne de notre époque; un service évènementiel à la hauteur des besoins...un tramway entre le centre-ville, la gare et le port!! (Et pourquoi pas!?)

Bref, on aimerait tant qu'il y ait un genre de rupture avec le passé, surtout avec les habitudes du passé, pour arriver à une gestion moderne et visionnaire de la commune de Hyères. Apparemment ce n’est pas gagné...

17 mars 2008

Jacques Politi : Veni, vidi, vici !

Si le célèbre adage de Jules César, qui fait suite à sa victoire rapide et inespérée près de Zela sur Pharnace II du Pont en 47 avant J.C., a une connotation guerrière, il peut aussi trouver son application à la victoire électorale de la liste de Jacques Politi aux municipales hyèroises 2008. Car, contrairement à son rival Jean-Pierre Giran qui en est à son deuxième essai pour conquérir le fauteuil de premier édile de Hyères, et ce depuis sa première élection au poste de député de Hyères en juin 1997 (11ans !), Jacques Politi n’est intronisé par Léopold Ritondale comme son successeur politique que depuis à peine un an. Certes il occupa divers postes d’adjoint auprès du maire sortant, mais absent de la scène politique depuis 2001 son retour au premier plan en 2007 et sa victoire ce 16 mars 2008 peut laisser un goût amer chez ses adversaires et particulièrement chez Jean-Pierre Giran. Veni, vidi, vici…

Espérons seulement que pour l’avenir de Hyères ce ne soit pas « Alea jacta est ». Mais nous y veillerons à notre façon.

L’analyse des résultats de ce 2eme tour - car ici on adore faire des analyses – permet également d’aboutir à plusieurs constats.

En premier lieu, ce sont 4226 votants (exprimés) de plus par rapport à 2001. Sur ce nombre 52.5% (2215) ont votés pour la liste GIRAN, contre 46 % (1952) pour l’ensemble des listes ROUX et POLITI et 1.5% pour la liste JAUBERT. Donc une majorité de nouveaux électeurs ont préférés soutenir un candidat ne venant pas de la « Ritondalie ». Marque d’une rupture en cours ou hasard démocratique ?

L’analyse détaillée :

612 électeurs supplémentaires se sont exprimés au 2eme tour. Les listes GIRAN et POLITI ont engrangés respectivement 30% (+1808) et 33% (+2178) de voix en plus par rapport au 1er tour.

La liste ROUX a perdue 473 voix par rapport au 1er tour, celles-ci se sont sans doute reportées en majorité sur la liste POLITI.

La liste de la gauche de Mr. JAUBERT a du se contenter des 125 voix des extrêmes gauches et seulement du report de 39% des voix des Verts. Le reste de ces voix se dispersants entre les listes de GIRAN et POLITI. La gauche recule globalement de 3 points par rapport au 1er tour laissant plus de 84% des voix à la droite. Qui a parlé de vote sanction à droite ? En tout cas rien ne le montre à Hyères. Dommage.

La liste GIRAN a du profiter du report des voix essentiellement venues des listes DONZEL et HAMMEL, mais aussi venant de ROUX et des Verts.

La liste POLITI a certainement repris des voix à la liste ROUX et celles de la liste DEVOS, sans oublier un gros contingent de voix vertes.

Il est certain que le maintien de la liste ROUX au 2eme tour ne lui a apporté rien de plus que l’élection des 3 conseillers qui l’accompagneront au Conseil municipal, mais cela lui a offert surtout l’opportunité d’empêcher Jean-Pierre GIRAN d’être élu, car le report des voix de ses électeurs ne se serait pas forcément fait sur la liste POLITI, au vu de l’ambiance, des déclarations et des tracts diffusés entre les deux tours (rappelons que des plaintes en justice sont en cours).

En définitive, l’écart constaté entre Giran et Politi lors du sondage avant les élections, confirmé par le 1er tour est resté en place lors du 2nd tour et il est indéniable de constater que ce sont les électeurs « attachés » à leur racines hyèroises, et donc à « l’enfant du pays » qui les représente (même si Jacques Politi n’arriva dans la commune qu’en 1981), qui ont fait la différence, comme depuis ¼ de siècle.

Ô tempora ! Ô mores !…vivement que cela évolue vers un peu plus d’ouverture démocratique en 2014 avec un rééquilibrage des forces entre la gauche et la droite.

D’ici là, bon vent monsieur le Maire !

Y.G.

14 mars 2008

Le G6H vote pour la liste de Jean-Pierre GIRAN !!!

Pour nous, voter pour la liste GIRAN, sans aucune référence à la couleur politique (voir pour cela notre profil), c'est avant tout un choix pragmatique face à l'avenir de notre commune. Gestionnaire municipal confirmé, député réputé pour son intégrité et sa vision, universitaire émérite, et sentimentalement attaché à Hyères mais aussi à l'esprit du Sud et de la Méditerrannée, il ne fait aucun doute pour nous que Jean-Pierre GIRAN saura relever aussi bien les défis de demain que le niveau de vie de la commune.

G6H (Y.G.)

Le temps des choix d'avenir est arrivée !

Voilà donc le temps des constats, après ce premier verdict rendu par les urnes dominicales, et à quelques heures de la désignation de la liste qui dirigera la commune d’Hyères pendant les 6 prochaines années.

Tout d'abord il est intéressant de remarquer que le sondage préélectoral était assez juste et précis. Du coup, au soir du 9 mars, tout le monde est bien à sa place.

Mais, encore une fois, le plus intéressant est de lire « entre les lignes ». Les lignes étant représentées cette fois, d’une part par les résultats par bureau de vote, et d’autre part par la méthodes de propagandes de certaines listes, plus proches de la diffamation et de la désinformation que du débat électoral que l’on est en droit d’espérer.

A la lumière des déclarations des uns et des autres avant le 1er tour, de celles parues dans la presse entre les deux tours et les lettres-tracts florissant gaiement dans nos boîtes aux lettres, alors que le printemps n’est pas encore arrivée - c’est dire qu’il n’y a plus de saisons même dans le monde politique - donc à la vue de tout cela, il est force de constater que certains candidats, particulièrement de divers droite – même s’ils préfèrent naviguer « sans étiquette » - confondent délibérément débat démocratique sur des programmes et diffamation personnelle à visée électorale.

Messieurs Politi et Roux, est-il vraiment si difficile pour vous de concevoir qu’il est possible de combattre un adversaire politique avec les mêmes armes qu’utilise celui-ci ? C’est-à-dire la critique du programme et non de la personne.

Oubliez-vous que derrière chaque candidat figurent une quarantaine de colistiers, que vous dénigrez par omission en ne vous attaquant qu’à la 1ère personne de la liste ? Ces hommes et ces femmes existent, autant que ceux de votre liste, d’ailleurs ces derniers sont-ils vraiment d’accord avec vos allégations et vos méthodes ?

Le candidat Jean-Pierre GIRAN vous fait-il donc tant peur, en tant que adversaire politique, que vous préférez des arguments de caniveau à des critiques de débat, pourtant si constructives dans le schéma démocratique proposé par le principe des élections ?

Imaginez-vous une seconde ce que pourraient penser de tels agissements les observateur d’un pays où le vote et la démocratie ne sont pas les éléments fondateurs de sa constitution, et où le prix à payer pour obtenir ce droit à souvent la couleur du sang des révolutionnaires ?

L’analyse par bureau de vote montre un net avantage à la liste de Jacques Politi qui emporte 25 bureaux de vote sur 43, contre 15 à la liste Giran et 6 à la liste Roux (tous sur Hyères Est pour ce dernier). La liste Politi remporte la majorité de ses succès au cœur de la cité alors que la liste Giran, tout en gagnant au Forum du Casino, au Park Hotel et en arrivant en deuxième position à l’Hôtel de Ville, avec seulement 18 voix de différence sur la liste Politi, remporte les bureaux représentant la périphérie de Hyères. Les îles, Giens, Costebelle, la Capte, l’Almanarre, le Port ont ainsi montrés leur ras-le-bol vis-à-vis d’une gestion de la ville « balakanisante », où le centre compte plus que les extérieurs de la commune. Or, Hyères reste une grande commune en superficie et son renom tient justement à ces quartiers qui lui donnent sa réputation nationale et internationale.

Certes 26% de Hyérois ont indiqué leur volonté de poursuivre la politique du passé, celle de l'immobilisme attentiste, incarnée par la liste du « dauphin » de Léopold Ritondale, contre laquelle nous nous érigeons depuis le début de l’existence de ce blog. 74% de Hyérois ont clairement indiqués qu’il s’agissait de changer d’époque et par là même de méthodes de gestion.

Alors, OUI, nous voterons dimanche pour celui qui, à nos yeux, incarne au mieux ce savant mélange entre une nouvelle vision de l’avenir et la meilleure capacité, aussi bien intellectuelle que politique, de gérer la commune au mieux des intérêts de ses habitants et de leurs descendants. Oui, nous voterons pour la liste de Jean-Pierre Giran, car il a su ne pas remplir les caniveaux de grossièretés et d’incivilités creusés par ses adversaires politiques, tout simplement en respectant les règles élémentaires de la démocratie.

Y.G.